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Article du journal gerontologie pratique
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Neurologie

Vitamine D et SEP : la saga continue

Publié le 2 Mai 2012

Dr Charles Gouraud

Depuis quelques années, le rôle accordé à la  vitamine D dans la physiopathologie de la sclérose en plaques (SEP) est devenu de plus en plus important. On sait que la vitamine D est une hormone pléiotrope.  Outre son effet sur le remodelage osseux, la vitamine D semble intervenir dans la prévention de la fonte musculaire et du déclin cognitif du sujet âgé. Certaines études épidémiologiques ont aussi mis en évidence une action préventive sur l'apparition de certains cancers. L'influence sur la prévalence de la sclérose en plaques est de mieux en mieux documentée. Ainsi la distribution géographique si particulière de la maladie, selon un gradient Nord Sud, peut être expliquée par les différences d’exposition solaire aux ultraviolets, essentielle pour la production de vitamine D. Plusieurs études ont aussi montré que l'apport de vitamine D pourrait diminuer le risque de sclérose en plaques. Un gène codant pour une enzyme activant la vitamine D a été récemment considéré comme un facteur de risque de SEP. Des travaux plus fondamentaux ont montré que le récepteur de la vitamine D était exprimé sur des cellules immunitaires jouant un rôle important dans la sclérose en plaques comme les cellules T Th17, Th1 et d'autres types cellulaires.
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