Publicité
Article du journal gerontologie pratique
Imprimer PDF Envoyer à un confrère

Cardiologie

La fibrillation atriale : un facteur de risque ? une maladie cardiovasculaire ?

Publié le 30 Jan 2011

J.-C. DAUBERT Service de cardiologie, Centre cardio-pneumologique, CHU de Rennes

En 1997, dans une lecture demeurée célèbre1, Eugene Braunwald, l’un des pères de la cardiologie moderne, prophétisait l’émergence prochaine de deux nouvelles épidémies en médecine cardiovasculaire : l’insuffisance cardiaque et la fibrillation atriale (FA), responsables l’une et l’autre d’une croissance exponentielle de la morbidité cardiovasculaire, en particulier du nombre d’hospitalisations. Avec une incidence et une gravité qui augmentent parallèlement au vieillissement de la population, une prise en charge qui a peu progressé depuis 20 ans et de lourds enjeux médico-économiques, la fibrillation atriale est à l’évidence un des défis majeurs de la médecine cardiovasculaire pour le XXIe siècle.
Comme prédit1, l’épidémiologie de la FA prend une allure épidémique. Sa prévalence, estimée à 0,4 % de la population générale, augmente de façon exponentielle avec l'âge. Inférieure à 1 % chez les sujets âgés de moins de 60 ans, elle dépasse 6 % au-delà de 80 ans. Soixante-dix pour cent des patients en FA ont entre 65 et 85 ans. La FA est donc un problème du sujet âgé.
Connectez-vous ci-dessous pour pouvoir lire cet article.

Publicité